La période Thérapie chez Ghass correspond à une étape fondamentale de son parcours artistique, marquée par une expression épurée mais intense de son vécu et de sa vision du monde.
Pendant près de deux décennies, l’artiste se limite volontairement à **trois couleurs : le noir, le rouge et le blanc. Ce choix radical n’est pas arbitraire : le rouge évoque le ciel après les bombardements, souvenir cuisant des conflits, le noir fait écho aux arbres calcinés et à la profondeur sombre de la mémoire, tandis que le blanc symbolise la paix, l’innocence et l’équilibre intérieur.
Cette palette réduite devient un langage visuel puissant capable de traduire à la fois la souffrance humaine et un message universel de réflexion et de paix, transformant le traumatisme en une forme d’expression thérapeutique à la fois pour l’artiste et pour le public.
En 2010, après un tournant personnel, Ghass ouvre progressivement sa palette à de nouvelles couleurs, mais cette période reste emblématique de son engagement à sonder l’émotion humaine à travers une économie de moyens chromatiques qui intensifie le sens et la résonance de chaque œuvre.
L'art comme exutoire
Tornade du désert
(2006)
92 x 80 cm
L'air du vide
(2001)
106 x 146 cm
Mirage
(2006)
66 x 86 cm
Pensée vascillante III
(2008)
88 x 108 cm
Pensée vascillante II
(2008)
88 x 108 cm
Pensée vascillante I
(2008)
88 x 108 cm
13 ou le chiffre du bonheur
(2008)
90 x 111 cm
Niloufar
(2008)
Tranquillité
(2010)
185 x 225 cm
En partenariat avec le fabricant de couleurs Pébéo.